Le Cambodge est encore aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres d'Asie et le niveau d'ensemble des infrastructures médicales locales reflète cette situation économique. Ainsi, le pays ne possède pas de site dédié à la chirurgie réparatrice et au traitement des grands brûlés. Une carence qui sera bientôt compensée par l'aménagement d'une partie de l'hôpital public Preah Kossomak, à Phnom Penh, grâce à l'intervention de l'ONG HumaniTerra, basée à Marseille. L'organisation n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle intervient régulièrement dans des contextes difficiles, notamment en Haïti, au Cap Vert et au Bangladesh. Entre autres projets, elle a dernièrement piloté la création d'un centre pour grands brûlés à Herat, en Afghanistan, avec le soutien de la Fondation Veolia Environnement.
Au Cambodge, l'idée de départ était également de construire un site entièrement nouveau. Pour maximiser ses chances de succès, HumaniTerra a revu sa stratégie et finalement choisi de s'installer à l'hôpital Preah Kossomak, qui possède déjà un service de traumatologie et un autre de dermatologie. Le projet répondra donc à un triple objectif : créer un nouveau service, optimiser les unités existantes, et enfin former les équipes médicales locales à de nouvelles techniques.

