Solidarité
Cambodge

Phnom Penh aura bientôt son Centre national pour la chirurgie réparatrice et les grands brûlés

Le Cambodge souffre toujours de la fragilité de ses infrastructures, notamment au plan sanitaire. L'ONG HumaniTerra, présente dans le pays depuis 1997, se lance dans la création d'un centre médical de pointe, très attendu par les équipes locales et par les populations pour le traitement de pathologies lourdes.

Le Cambodge est encore aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres d'Asie et le niveau d'ensemble des infrastructures médicales locales reflète cette situation économique. Ainsi, le pays ne possède pas de site dédié à la chirurgie réparatrice et au traitement des grands brûlés. Une carence qui sera bientôt compensée par l'aménagement d'une partie de l'hôpital public Preah Kossomak, à Phnom Penh, grâce à l'intervention de l'ONG HumaniTerra, basée à Marseille. L'organisation n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle intervient régulièrement dans des contextes difficiles, notamment en Haïti, au Cap Vert et au Bangladesh. Entre autres projets, elle a dernièrement piloté la création d'un centre pour grands brûlés à Herat, en Afghanistan, avec le soutien de la Fondation Veolia Environnement.

Au Cambodge, l'idée de départ était également de construire un site entièrement nouveau. Pour maximiser ses chances de succès, HumaniTerra a revu sa stratégie et finalement choisi de s'installer à l'hôpital Preah Kossomak, qui possède déjà un service de traumatologie et un autre de dermatologie. Le projet répondra donc à un triple objectif : créer un nouveau service, optimiser les unités existantes, et enfin former les équipes médicales locales à de nouvelles techniques.

Des équipes dédiées à des pathologies spécifiques

Seule une minorité de Cambodgiens peut se faire soigner pour des affections graves dans des hôpitaux privés ou à l'étranger. Ce nouveau Centre national cible ainsi en priorité les personnes atteintes de malformations, tumeurs, brûlures ou les victimes d'accidents de la route qui, faute de moyens, n'avaient à ce jour accès à aucun traitement adapté. Et si, dans un premier temps, ces soins seront procurés par des équipes d'HumaniTerra International, le projet intègre l'embauche et la formation de vingt-six nationaux : cadre hospitaliers, chirurgiens plasticiens et orthopédistes, anesthésistes, infirmiers et agents d'entretien. La Fondation Veolia Environnement va participer financièrement aux investissements initiaux et au lancement d'un programme qui dépasse l'action humanitaire. Il s'agit bien de consolider les structures du système de santé cambodgien et de faire bénéficier un plus grand nombre d'habitants d'un vrai droit à la santé.

Il est d'ailleurs prévu, dans une phase ultérieure, de réaménager totalement le quatrième étage de l'hôpital afin d'augmenter la capacité d'accueil du Centre.

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