Au nord du Burkina Faso, dans la province de l'Oudalan située
en plein Sahel, l'eau est une denrée extrêmement rare.
Autour de la commune de Gorom-Gorom, certains villages possèdent
des puits et donc un accès à l'eau, d'autres
non. Dans ces derniers, les femmes parcourent chaque jour plusieurs kilomètres
pour aller chercher de l'eau. Plus grave encore, des conflits, parfois
meurtriers, naissent entre ceux qui “ont” l'eau et ceux
qui ne l'ont pas.
Dans cette même région, l'ONG Cap solidaire a développé
un programme de replantation, grâce à une méthode
adaptée de drainage, réussissant à reboiser 50 hectares
à quelques kilomètres de Gorom-Gorom. Cette nouvelle végétation
permet le retour de bétail et donc le redémarrage d'activités
agropastorales régulières.
Éviter les “guerres de l'eau”

L'eau pour tous, gratuite
Pour assurer l'avenir de cette action, lutter de façon efficace
et durable contre la désertification et apaiser les tensions entre
villages, Cap solidaire s'est alors tournée vers ICE3AL (Institut
de coopération Europe Asie Afrique Amérique latine) en lui
demandant de l'aider à démultiplier les points d'eau.
Les deux organismes se sont fixé comme objectif la construction
de huit nouveaux puits équipés de pompes manuelles dans
les villages “sans eau” jusqu'à présent.
Charge à ICE3AL de peaufiner le programme et d'en établir
le plan de financement.
Les puits artésiens qui vont être construits éviteront
chaque jour une marche pénible à des dizaines de femmes.
Quant à l'eau, remontée à bout de bras, elle
sera accessible gratuitement au plus grand nombre, rétablissant
ainsi l'égalité entre villages.
