Les 800 habitants de Bwan - village de brousse situé à 400 km de Ouagadougou - vivent comme nombre de Burkinabés dans un grand dénuement. 90% d'entre eux subsistent grâce à l'agriculture et l'élevage de chèvres. Enfants et vieillards souffrent souvent de carences alimentaires et sont les premiers touchés par les maladies hydriques. L'eau tirée aux puits traditionnels (ouverts et peu profonds) reste en effet impropre à la consommation dans la majorité des cas. Afin de remédier à ce problème, l'association Yenenga, créée en 2005 à Carpentras par des éducateurs spécialisés, a décidé de se mobiliser aux côtés des villageois.
Fondée pour aider les jeunes en difficulté du Vaucluse à élaborer leur propre projet de vie, Yenenga a noué des échanges humanitaires, solidaires et culturels avec le village de Bwan depuis deux ans. En avril 2006, l'association a permis à un groupe d'adolescents de se rendre sur place et de prendre très vite conscience de l'ampleur du problème de l'eau "impure".

