L'eau sera peut-être un jour la ressource la plus rare - et la plus chère - de la planète. Dans certaines régions du Maroc, son coût est en tout cas déjà trop élevé.
Il en est ainsi pour les habitants des villages d'Anrouy et de Tizi, situés dans la région du Haut-Atlas marocain. La sécheresse et le manque d'eau ne sont malheureusement pas des nouveautés pour ces populations. Des réservoirs ont d'ailleurs été construits, il y a longtemps, pour maintenir la salubrité de l'eau... lorsqu'elle était présente.
Car aujourd'hui, insuffisance oblige, les réservoirs ne stockent plus que de l'eau livrée par citerne. Or, cette eau transportée est trop chère pour la frange la plus pauvre de la population.
Un nouveau système d'adduction qui récupère de l'eau de source montagneuse
Caritas Maroc construit un système d'adduction d'eau afin d'alimenter les bornes fontaines de deux villages du Haut-Atlas.
De l'eau de source grâce à de nouvelles pompes électriques
Il y a cependant une source à seulement trois kilomètres des deux villages.
Les installations existantes doivent certes être remises à neuf pour répondre au respect des règles sanitaires,mais un problème plus important se pose : le dénivelé entre la source et les villages. Un col de 223 mètres sur 1,7 kilomètres implique l'installation d'une citerne intermédiaire à mi-pente et l'utilisation de deux motopompes, alimentées par un groupe électrogène. Une fois l'eau "montée" dans la citerne... la gravité fera son œuvre et une eau saine descendra vers les bornes fontaines.
La subvention de la Fondation Veolia Environnement va permettre l'achat de conduites en acier galvanisé et des groupes électrogènes. Au final, le prix du m3 d'eau passera de 116 à 23 dirhams.
