Au Maroc, où 44 % de la population a moins de vingt ans, on estime à environ 30 000 les enfants abandonnés, tentant de survivre dans les rues des grands centres urbains. À Salé (une ville jouxtant la capitale, Rabat), l’Amesip (Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire) mène différentes actions pour resocialiser ces enfants livrés à eux-mêmes et ayant perdu leurs repères sociaux ou familiaux. Elle essaie de les faire rejoindre l’un de ses sept centres d’accueil où ils seront nourris, soignés, scolarisés, orientés vers une formation professionnelle et remis en contact avec leurs familles dans la mesure du possible. L’Amesip recueille ainsi des enfants de 3 à 18 ans.
Du «cirque» très sérieux

Entrainement des enfants sous le chapiteau

Une école unique en Afrique
Parmi les structures gérées par l’Amesip, l’école
du cirque qu’elle a fondée forme quelque 150 jeunes aux différents
métiers du cirque. Unique dans toute l’Afrique, cette école
travaille en partenariat avec des professionnels du cirque à l’étranger,
et notamment l’École nationale du cirque d’Annie Fratellini
et la direction du Cirque d’hiver de Paris. Certains jeunes de Salé ont
ainsi déjà pu être acceptés au sein de l’école
française pour compléter leur formation.
Devant le nombre d’enfants à aider et la qualité des
services et des soins qu’elle leur apporte, l’Amesip est souvent
obligée de faire appel à des donateurs extérieurs
pour boucler ses budgets. Sollicitée à son tour, la Fondation
Veolia Environnement a décidé de lui octroyer 30 000 euros : ils permettront de refaire à neuf l’installation électrique
du chapiteau de l’école. Une nécessité pour
que les jeunes artistes en herbe puissent s’exercer en toute sécurité.

