Depuis 1997, Écoles du Monde est présente à Madagascar où elle mène dans la région de Mahajanga (au nord-ouest de l'île) de nombreuses actions pour développer l'économie locale de huitvillages situés en brousse et sur le littoral.
Pour freiner l'exode rural, l'association aide les villageois à acquérir leur autonomie économique grâce, entre autres, au microcrédit et à la formation professionnelle.
L'ONG privilégie l'éducation et a déjà créé huit écoles permettantla scolarisation de 800 enfants.
De plus, 3 000 écoliers de l'école publique de Mahajanga bénéficient, grâce à elle, de fournitures scolaires. Quant au collège de la ville, il dispose désormais d'un pensionnat pour héberger et encadrer ses élèves venant de villages éloignés.
Enfin, les jeunes qui sortent du système scolaire peuvent suivre l'une des formations professionnelles (aux techniques agricoles, à différentes pratiques artisanales et à la pêche) mise en place par l'association et qui leur permet d'exercer un métier dans leur village et d'en vivre décemment.
De l'eau toute l'année !
Dans les villages côtiers de la région de Mahajanga, l'ONG Écoles du Monde, remplace les éoliennes vétustes et installe des pompes à énergie solaire afin que les réservoirs d'eau soient alimentés toute l'année.

Remplacer les éoliennes par des pompes à énergie solaire
Dans le cadre de ses actions, Ecoles du monde s'est aussi penchée sur le problème de l'eau(seuls 34 % des Malgaches y ont accès). L'ONG, avec l'aide des villageois, a donc supervisé depuis dix ans la construction de puits, de réservoirs de stockage et de blocs sanitaires dans les écoles, ce qui évite aux enfants et aux femmes la dure corvée de l'eau et améliore considérablementles conditions sanitaires de la population.
Les femmes, regroupées en association, ont pu d'ailleurs créer, autour de ces puits, des jardins maraîchers.
Aujourd'hui, le nouveau projet consiste à doter de pompes à énergie solaire les réseaux d'alimentation en eau de quatre villages côtiers, difficiles d'accès : Anjajavy, Ambondro, Marovaza et Antsangabé. Le pompage, actuellement assuré par des éoliennes, ne répond aux besoins des villageois qu'en période de vent régulier (six mois de l'année). Les éoliennes, vétustes, tombent en panne et posent des problèmes de maintenance. L'installationde ces nouvelles pompes permettra d'alimenter tout au long de l'année les réservoirs d'eau, sources de vie pour les villageois.

