« Lorsque les étudiants de Water Lily ont sollicité la Fondation Veolia Environnement, je les ai rencontrés pour évaluer leur motivation et la cohérence de leur projet : je connaissais le monde de la gestion des déchets, les impératifs du recrutement et Madagascar : j'y avais passé deux années durant mon service militaire. J'ai trouvé leur projet très bien ficelé : financièrement, il tenait la route et ils avaient réussi à bien analyser ses aspects sociaux. Lorsque l'on souhaite en effet réorganiser la collecte des déchets dans un pays en voie de développement, il faut tenir compte de toutes les familles de chiffonniers qui vivent - misérablement certes - de ce qu'ils ramassent sur les décharges. On ne peut pas les priver de leur unique source de revenus. Veolia Propreté gère tout le système de collecte des déchets à Alexandrie, en Egypte : nous possédions donc une expérience dans ce domaine. Nous avons envoyé sur place deux des responsables du projet, pour qu'ils puissent étudier notre organisation. En juin 2006, à la fin de leur mission, je suis allé passer une semaine auprès d'eux, pendant mes congés, pour me rendre compte de ce qu'ils ont développé : c'est intéressant de voir ce que peuvent entreprendre des jeunes, avec un œil neuf, sur une problématique que l'on connaît mal dans les pays en voie de développement, où il est impossible d'exporter tel quel notre modèle de gestion industrialisée des déchets. »


