Au Maroc, quand on aperçoit les enfants qui vivent dans la rue, mendiant au détour d'une ruelle ou nettoyant les pare-brises pour quelques dirhams, on prend vite conscience de la chance qu'ont nos propres enfants.
L'Amesip s'attache tout particulièrement à redonner de la dignité à ces jeunes que la vie n'épargne pas. Elle les aide à trouver un autre sens à leur vie et les amène à se reconstruire socialement. Ce projet m'a tout de suite convaincu : d'une part, parce que l'idée de former des jeunes au métier du cirque est novatrice et unique en Afrique et, que d'autre part, cela reprend d'anciennes traditions marocaines de jongleurs et d'acrobates. C'est un formidable moyen de réinsertion, car ils apprennent un métier dans des conditions ludiques. C'est un peu leur redonner l'enfance qu'ils n'ont pas eue. Certains, grâce à ce projet ont pu fréquenter l'école d'Annie Fratellini.
Mon engagement s'est réellement renforcé quand nous avons réalisé les audits techniques et évalué les besoins : il fallait remettre aux normes l'ensemble des circuits électriques du chapiteau. Les enfants étaient dans une complète insécurité. À tout moment, on risquait un incendie ou une électrocution. Il m'a alors paru évident que nous avions notre rôle à jouer : nous pouvions à la fois intervenir grâce à la Fondation Veolia Environnement, mais aussi grâce à l'expertise de Veolia Services à l'Environnement Maroc.


