Solidarité
France (Seine-Saint-Denis)

Une marraine témoigne

Anca Strachinaru

Chargée de la promotion des métiers du Groupe auprès des écoles au sein du Campus Veolia, Anca Strachinaru, d'origine roumaine, est entrée chez Veolia Environnement il y a deux ans, au terme de son stage de fin d'études.
Très vite en lien avec la Fondation Veolia Environnement, elle est devenue marraine du projet mis en place à Montreuil (93) par l'association Hors la Rue : l'ouverture d'un centre d'accueil de jour pour les jeunes Roms en danger en Ile-de-France.

Anca Strachinaru marraine du projet de l'association Hors la Rue : centre d'accueil de jour pour les jeunes Roms en danger de la région parisienne.

Comment vous est venue l'idée de devenir marraine d'un projet soutenu par la Fondation ?

J'ai toujours été très intéressée par ce que développait le monde associatif, notamment dans le domaine de l'insertion des publics en grande difficulté. Au cours de mes études supérieures, j'ai par exemple travaillé au sein de plusieurs projets d'insertion sociale d'ex- détenus.

Lorsqu'en 2008 j'ai cherché une entreprise pour y faire mon stage de fin d'études, j'ai découvert les actions de la Fondation Veolia Environnement auxquelles j'ai été sensible et qui m'ont convaincue dans mon choix professionnel. J'ai eu la chance d'être retenue et embauchée à la fin de ce stage. J'ai alors tout de suite contacté la Fondation en leur disant que je me tenais à leur disposition pour devenir marraine. Ma nationalité roumaine me prédisposait évidemment à accompagner un projet en liaison avec des populations venant de Roumanie.

Comment s'est passée votre rencontre avec Hors la Rue ?

J'ai été tout de suite enthousiaste ! Je suis allée les voir quatre ou cinq fois pour préparer le dossier de soutien auprès de la Fondation. Mes études de sociologie m'ont aidée à appréhender et à comprendre les objectifs de l'association et leurs méthodes professionnelles. Nous avons analysé ensemble les besoins des jeunes auxquels ils s'adressent, en matière d'insertion et d'accompagnement. Ce n'est pas une tâche facile ! On ne peut pas simplement se trouver dans le registre de la compassion, il faut comprendre les causes qui font que ces jeunes se retrouvent "à la rue" pour pouvoir agir ensuite. Hors la Rue accompagne des mineurs souvent en grand danger (victimes de réseaux de délinquance, de prostitution, etc.), qu'il faut parvenir à amener doucement vers un monde correspondant à leur âge, en les aidant à se construire un projet de vie (scolarisation, formation, etc).

J'ai été impressionnée par le professionnalisme de l'équipe. Hors la Rue développe en amont un travail important pour identifier les jeunes maltraités et en danger.
Elle collabore avec le Tribunal pour Enfants, le service Éducatif auprès du tribunal, l'Aide à l'Enfance, la Brigade des Mineurs. Cela prouve bien sa légitimité auprès de ces institutions. Au-delà de mon rôle de marraine, je leur ai alors proposé mes services en tant que bénévole.

Quels types de services ?

Mon idéal serait d'aider ces jeunes à pouvoir retourner en Roumanie avec un bagage et un statut suffisants pour qu'ils puissent s'y intégrer et y construire une vie d'adulte.

Afin de pouvoir faciliter cet apprentissage, ma première proposition sera de mettre en place des cours de français donnés par l'Association des étudiants et doctorants roumains à Paris - dont je fais partie afin de leur permettre de comprendre les repères culturels. Ensuite, pourquoi ne pas envisager une collaboration avec le Campus Veolia, puis avec Veolia Eau en Roumanie ? Ou encore, pourquoi ne pas continuer à développer plus d'actions de prévention en Roumanie ? Je pense que nous pourrons creuser ensemble plusieurs pistes...

Votre implication va donc devenir très importante... ?

Honnêtement, j'estime que l'énergie et le temps que j'ai investis ne sont rien comparés au travail à venir ! Lorsque j'ai appris que la Fondation Veolia Environnement avait décidé d'aider ce projet, j'ai ressenti une grande joie ! Je me suis dit "mission accomplie" : dans ces moments-là on a le sentiment que l'on est parvenu à faire quelque chose pour que le destin de ces enfants change un peu.


Rapport d'activité 2010

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