D'une manière générale, c'est leur action visionnaire pour la réintégration de la nature en ville.
Espaces milite et agit pour une "gestion différenciée" des espaces verts sans phytosanitaires et pour le recours au génie végétal sur les cours d'eau. Concrètement, Espaces a commencé à agir dans les Hauts-de-Seine, là où les berges de Seine sont très minérales. En fait... il y avait du béton partout !
L'association est ainsi intervenue dans le cadre de l'aménagement de l'Ile Seguin - l'ancien site des usines Renault à Billancourt. Le génie végétal travaille à partir des mêmes contraintes que le génie civil, mais il cherche des réponses végétalisées. Il s'agit toujours de consolider les berges, les talus, mais en les "renaturalisant". On plante des pieux en bois autour desquels viennent s'adosser la flore typique des bords de rivières : roseaux, saules, etc. Cela fait renaître une biodiversité qui avait précédemment disparue. On voit revenir des insectes pollinisateurs, des oiseaux, etc.
Depuis cette expérience, Espaces poursuit ce travail de développement de la biodiversité en milieu urbain auprès des collectivités locales qui lui en font la demande (dans le Val de Seine notamment), mais aussi sur la "trame verte" des talus ferroviaires de Réseau Ferré de France (RFF) ou de la SNCF. Elle a ainsi créé une promenade dans le 16ème arrondissement de Paris sur une portion de l'ancienne "petite ceinture" ferroviaire de la capitale : à partir d'une friche, elle a recréé un îlot de biodiversité.