Insertion professionnelle
France (Hauts-de-Seine)

Un parrain témoigne

Eymeric de Chaumont

Jeune ingénieur entré chez Veolia Eau en septembre 2007 (Direction Commerciale Ile-de-France Centre), Eymeric de Chaumont rencontre un jour la directrice de l'association Espaces, spécialisée dans la gestion écologique de l'environnement urbain dans le Val de Seine. Il partage avec cette association une même préoccupation : la réintégration de l'eau dans la ville au travers de la gestion des eaux pluviales et des cours d'eau, couplée à l'envie de développer les techniques du "génie végétal". Deux ans plus tard, il décide d'apporter son aide à l'association et de la parrainer auprès de la Fondation Veolia Environnement.

Comment êtes-vous entré en contact avec Espaces ?

Mon épouse, étudiante à l'École d'Architecture de Versailles où elle effectuait un DESS "Histoire et Paysage", avait appris que la directrice d'Espaces venait y donner une conférence. Connaissant mes centres d'intérêt, elle m'y a inscrite. C'était en 2008. Nous avons un peu échangé sur nos intérêts communs : la gestion des cours d'eaux et de leurs berges, ainsi que la protection de l'environnement en milieu urbain. Mais je venais d'intégrer Veolia Eau et je n'avais pas beaucoup de temps libre.

Les choses en sont restées là jusqu'à ce que l'association désire solliciter la Fondation Veolia Environnement pour obtenir une aide. J'ai alors décidé de devenir leur parrain pour que le projet puisse être proposé à la Fondation.

Qu'est-ce qui vous a encouragé à devenir parrain ?

Lors de mes études d'ingénieur à l'ESTP (École spécialisée des travaux publics) puis au cours d'un master à Los Angeles, je m'étais beaucoup intéressé à la gestion des eaux pluviales et des cours d'eau. J'avais donc acquis certaines compétences proches de ce que réalise Espaces. En outre, cette association développe son engagement environnemental en proposant du travail à des personnes en grande difficulté : la dimension sociale est très présente dans ses actions.

De ce fait, ma motivation initiale était complétée par un engagement humain, une forme de quête de sens. Même dans des métiers de délégations de services publics, le travail ne peut pas tout apporter... Toutefois, il peut mobiliser plus qu'on ne l'avait imaginé. C'est pourquoi, quand Espaces a eu besoin d'une aide pour développer un nouveau projet en octobre 2009, j'ai transformé mon rêve de bénévolat par un engagement concret et efficace de parrain auprès de la Fondation. Nous avons alors monté ensemble le dossier de demande de soutien à la Fondation.

Qu'est-ce qui vous attire particulièrement dans les activités développées par Espaces ?

D'une manière générale, c'est leur action visionnaire pour la réintégration de la nature en ville.

Espaces milite et agit pour une "gestion différenciée" des espaces verts sans phytosanitaires et pour le recours au génie végétal sur les cours d'eau. Concrètement, Espaces a commencé à agir dans les Hauts-de-Seine, là où les berges de Seine sont très minérales. En fait... il y avait du béton partout !

L'association est ainsi intervenue dans le cadre de l'aménagement de l'Ile Seguin - l'ancien site des usines Renault à Billancourt. Le génie végétal travaille à partir des mêmes contraintes que le génie civil, mais il cherche des réponses végétalisées. Il s'agit toujours de consolider les berges, les talus, mais en les "renaturalisant". On plante des pieux en bois autour desquels viennent s'adosser la flore typique des bords de rivières : roseaux, saules, etc. Cela fait renaître une biodiversité qui avait précédemment disparue. On voit revenir des insectes pollinisateurs, des oiseaux, etc.

Depuis cette expérience, Espaces poursuit ce travail de développement de la biodiversité en milieu urbain auprès des collectivités locales qui lui en font la demande (dans le Val de Seine notamment), mais aussi sur la "trame verte" des talus ferroviaires de Réseau Ferré de France (RFF) ou de la SNCF. Elle a ainsi créé une promenade dans le 16ème arrondissement de Paris sur une portion de l'ancienne "petite ceinture" ferroviaire de la capitale : à partir d'une friche, elle a recréé un îlot de biodiversité.

Comment souhaitez-vous poursuivre votre engagement auprès d'Espaces ?

J'aimerais beaucoup par la suite pouvoir développer du mécénat de compétences avec Espaces. Je suis convaincu qu'entre leurs compétences et les nôtres, nous pouvons apporter des solutions novatrices pour l'aménagement de ces territoires urbains - berges de cours d'eaux, talus de voies ferrées, friches industrielles - ainsi que pour la gestion des eaux pluviales.


Rapport d'activité 2010

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