Reconstruire les écoles après le tremblement de terre

Lors du tremblement de terre d'octobre 2005 au Pakistan, tout est détruit dans la région du Cachemire. Une association et une ONG françaises aident les autorités à reconstruire deux établissements scolaires.

« À la suite du tremblement de terre d'octobre 2005, la plupart des écoles du Cachemire pakistanais ont été détruites : cela compromet véritablement l'avenir de la région. Ce type de projet est donc de la toute première importance. »
Nathalie de Lataillade

Le 8 octobre 2005, un terrible tremblement de terre ravage tout le nord du Pakistan. Des dizaines de milliers de personnes sont tuées et des centaines de milliers se retrouvent sans toit. Certaines villes de cette région du Cachemire sont presque entièrement rasées. Aujourd'hui, parmi les bâtiments collectifs détruits, les nouvelles écoles ne sont pas toutes sorties de terre, loin de là, tant la tâche de reconstruction est vaste.

À Behri et Seri Behri, l'association Pour que l'école continue (fondée suite au décès accidentel du grand reporter de guerre Patrick Bourrat) s'est associée avec l'ONG Architectes de l'urgence pour reconstruire le lycée de filles (220 élèves) et une école primaire (80 élèves).

Des emplois pour 26 adultes

 

Depuis sa création en 2002, Pour que l'école continue se mobilise en effet pour aider à la création de nouvelles écoles dans les zones détruites par les guerres ou les catastrophes naturelles. De son côté, Architectes de l'urgence a dépêché ses experts au Pakistan dès les premiers jours qui ont suivi le séisme, s'investissant au départ auprès des sans-abri, puis dans les programmes de reconstruction en cours.

Les deux nouveaux établissements devraient être achevés courant 2007. La subvention accordée par la fondation Veolia sera utilisée pour mettre en œuvre un réseau d'eau potable et construire des sanitaires.

À terme, cette contribution aidera les enfants et les jeunes filles de Behri à reprendre leur scolarité. Mais, conséquence secondaire non négligeable, elle permettra également que 26 personnes retrouvent leur emploi. Jusqu'à présent, les employés et professeurs indispensables pour faire vivre ces deux établissements en étaient en effet privés.