Guinée : une expertise pointue pour déceler des contaminations de l’eau

La fondation Veolia sollicitée par l’Unicef

La ressource en eau est précieuse et les risques de pollution à prendre au sérieux. A Bata, en Guinée équatoriale, la déflagration d’un stock de munitions conduit l’Unicef à auditer la qualité de l’eau pour identifier d’éventuels polluants. L’agence s’appuie sur l’expertise de la fondation Veolia et du KWR (Pays-Bas).

A Bata, capitale économique de la Guinée équatoriale, l’explosion d’un dépôt de munitions au printemps a laissé la ville meurtrie : plus de 100 victimes, 700 blessés, et des dommages matériels impactants. Pour rétablir l’accès aux services vitaux, il faut en particulier veiller à la qualité de l’eau en vérifiant que les ressources n’ont pas fait l’objet de contaminations.

Pour s’en assurer, l’Unicef, l’organisation en charge des problématiques d’accès à l’eau et d’assainissement en situation de crise humanitaire, a sollicité la fondation Veolia et ses volontaires Veoliaforce. L’un d’eux est parti avec un collaborateur du KWR Water Research Institute, autre partenaire de l’Unicef, pour démultiplier l’expertise mise à disposition.

Face aux nombreux dégâts, il s’est avéré nécessaire de vérifier que les éléments chimiques contenus dans les munitions n’avaient pas pollué les rivières ou la nappe phréatique. De même, des latrines et fosses septiques détériorées par la déflagration peuvent être une source de contamination. La mission a donc consisté à prélever des échantillons pour repérer des pollutions non seulement biologiques (maladies) mais également chimiques (résidus de munitions…). L’objectif est également d’identifier la présence de substances toxiques géogènes dans les eaux souterraines (arsenic, fluorure..).

Pour y parvenir, la Fondation s’appuie sur toutes les ressources du groupe Veolia. Le volontaire Veoliaforce parti sur le terrain était équipé d’un laboratoire mobile d’analyse pour délivrer de premières conclusions sur la qualité de la ressource. Puis c’est le département des expertises scientifiques et technologiques (DEST) de Veolia qui a pris la suite pour un travail d’analyses de plusieurs mois sur la base des échantillons prélevés et transmis par le volontaire. Cette chaîne de compétences, du terrain au laboratoire, doit permettre à l’Unicef de remplir pleinement sa mission de protection des populations. Le partenariat noué avec la fondation Veolia prend tout son sens.