Les experts Veoliaforce au chevet du Mozambique

Le 14 mars 2019, le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe affrontaient un des plus terribles cyclones de leur histoire. Avec plus d'un millier de morts et près de deux millions de sinistrés, Idai a fait des ravages, en particulier au Mozambique et à Beira, la deuxième ville du pays. Avec la Croix-Rouge française, Médecins Sans frontières et Solidarités International, la Fondation Veolia s'est mobilisée en envoyant du matériel et une dizaine d'experts Veoliaforce. Retour sur cette intervention hors normes.

Mozambique 2019 - Infographie
Des survivants réfugiés sur le toit de leur maison ou dans les étages les plus hauts des bâtiments voisins, des famille perchées dans les arbres... Après son passage le 14 mars 2019, le cyclone Idai a laissé un paysage de désolation dans la région de Beira, deuxième ville du Mozambique avec ses 500 000 habitants. L'eau est montée jusqu'à 11 mètres, provoquant des inondations, des éboulements de terrains, pendant que des rafales de vent de 200 km/heure soulevaient les tôles qui recouvraient bon nombre d'habitations.
 
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019
  • Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019


Dans les jours qui suivent, la communauté internationale va se mobiliser pour couvrir les besoins élémentaires de la population : abris d'urgence, eau, hygiène, assainissement pour enrayer la crainte d'une flambée de choléra dans cette région déjà sujette aux maladies hydriques et touchée par le paludisme. Sollicitée par le Quai d'Orsay, la Fondation Veolia répond présent : elle embarque des stations de potabilisation dans l'avion-cargo mis à disposition par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Dès le 23 mars, un premier volontaire Veoliaoforce, formé ERU (Emergency Response Unit) par la Croix-Rouge française, part avec l'ONG.
  

Des acteurs humanitaires, nombreux, convergent vers Beira qui devient le lieu de coordination de l'aide humanitaire. Médecins Sans Frontière et Solidarités International, deux partenaires de la Fondation Veolia, sont présents dès les premiers jours. Ils vont accueillir une dizaine d'experts Veoliaforce missionnés pour déployer des Aquaforces, les unités mobiles de potabilisation de l'eau conçues par la Fondation Veolia. Ces équipements sont installés au plus près de la population et dans les centres de santé ouverts peu après la catastrophe. L'enjeu est majeur : il faut accueillir et hydrater les malades du choléra qui commencent à affluer.

En milieu urbain ou dans des régions rurales plus isolées, les experts Veoliaforce ne chôment pas : diagnostic des moyens de production d’eau disponibles, remise en état d'infrastructures préexistantes, déploiement d'Aquaforces, optimisation de la production, stockage de l'eau produite, installation de rampes de distribution...

Un travail important de formation est également mené : il faut assurer la pérennité de l'accès à l'eau potable au-delà du départ des volontaires de la Fondation Veolia en permettant à une équipe locale de prendre la relève. Des Mozambicains sont formés sur l’exploitation des Aquaforces avant de se voir confier les commandes pour produire de l’eau potable de manière autonome.

Après plusieurs semaines de mobilisation, les acteurs humanitaires se retirent pour certains et organisent la transition avec des acteurs régionaux de la solidarité. La mission Veoliaforce de la Fondation Veolia s'achève.

*
* *

Témoignages : les volontaires Veoliaforce de retour du Mozambique racontent leur expérience

Cédric Thévenot au Mozambique

Cédric Thévenot : “L’atmosphère est très particulière pendant les premiers jours qui suivent la catastrophe.”

Mission Veoliaforce au Mozambique - 2019

Julien de Sousa : “Amener de l’eau en situation d’urgence, c’est vital.”

Marlène Cothenet : "J'ai été impressionnée par la résilience de la population."

Marlène Cothenet : "J'ai été impressionnée par la résilience de la population."

 

Romain Thémereau : "Une raison de plus d'aimer mon métier"

Romain Thémereau : “Une raison de plus d'aimer mon métier.”

Sylvain Delage : “A Dombé, les gens n’ont plus rien"

Sylvain Delage : “A Dombé, les gens n’ont plus rien.”

Camille Beaupin

Camille Beaupin : “Le temps n’a pas la même valeur dans l’urgence humanitaire qu’ailleurs.”

Marie Gaveriaux :  “Former les Mozambicains pour assurer la pérennité de l’accès à l’eau. ”

Marie Gaveriaux : “Former les Mozambicains pour assurer la pérennité de l’accès à l’eau. ”

Frédéric Gogien formant un Mozambicain - 2019

Frédéric Gogien : “J’ai un peu le sentiment paradoxal d’avoir reçu plus que je n’ai donné.”

Mozambique 2019

Le déploiement d'une Aquaforce en vidéo.



EN SAVOIR PLUS :