Un lac arménien aux rives assainies

En Arménie, le Lac Sevan doit être assaini pour assurer la protection écologique et économique de ses plages. La Fondation franco-arménienne pour le développement (FFAD) agit en ce sens aux côtés de l’association qui gère ces espaces.

A l’Est de l’Arménie, le Lac Sevan (1 200 km2) est à la fois le plus grand lac du pays et le plus grand bassin d’eau douce du Caucase du Sud. Il est surtout un écosystème écologique unique. Économiquement, c’est également un centre névralgique de la région : lieu de baignade, aire d’activités nautiques variées… Les Arméniens eux-mêmes, comme les touristes étrangers, s’y rendent l’été en nombre (environ 180 000 en 2016).

Ce succès populaire a progressivement conduit à une dégradation des lieux. La fréquentation importante des huit plages publiques créées ou en cours d’implantation dans la zone en est le principal facteur. Les visiteurs manifestent peu d’intérêt pour la protection de l’environnement et l’absence de signalétique, de poubelles, de ramassage d’ordures ou encore de zone de décharge ne participent pas à une meilleure prise de conscience collective.

Des visites de terrain
L’association qui gère l’espace récréatif du parc national ne parvient pas, seule, à juguler cette dégradation de l’environnement. Elle a donc sollicité l’aide de la Fondation franco-arménienne pour le développement (FFAD). Cette dernière a effectué des visites sur le terrain et a rencontré l’administration du parc national en 2016 et en 2017. Ces démarches ont conduit à l’élaboration d’un projet intitulé « Assainissement des plages du Lac Sevan ». Concrètement, dans cette zone, il s’agit à la fois de mener des opérations de sauvegarde du milieu naturel et de créer des emplois. A échelle plus large, ce projet promeut le développement durable de l’Arménie.

Un vaste programme de sensibilisation des touristes
A travers ce projet soutenu par la fondation Veolia, la FFAD prévoit d’installer des poubelles et des zones de décharge. Elle veut également installer des panneaux d’information à l’entrée de chacune des plages pour encourager les bonnes pratiques. Deux campagnes de sensibilisation à la préservation du milieu naturel des plages devront aussi être lancées à destination des usagers. Quant au nettoyage des plages, il sera effectué par une vingtaine d’employés supplémentaires venant renforcer l’équipe actuelle. Ils seront recrutés parmi les chômeurs de longue durée de la région. Ces opérations, listées dans une convention signée par la FFAD et le Parc naturel, seront planifiées lors d’un atelier stratégique au début du projet. A son terme, une manifestation aura lieu pour rendre compte des actions menées. Ces dernières mentionneront le soutien de la fondation Veolia.

C’est au Parc national de Sevan que reviendra la responsabilité de maintenir en état les panneaux de sensibilisation et de gérer les bennes à ordures. La FFAD s’engage, elle, à renouveler les affiches autocollantes si besoin, et à diffuser, pendant trois ans, les prospectus de sensibilisation. C’est également elle qui s’occupera du suivi du projet : déplacements sur place, rapports mensuels, ajustements du déroulé si nécessaire…