Une mission menée fin 2025 par des volontaires Veoliaforce de la fondation Veolia permet à l’Organisation internationale des migrations (OIM, ONU) de bénéficier de meilleures conditions d’accès à l’eau dans les camps de déplacés qu’elle gère. En s'affranchissant de produits chimiques, les deux partenaires posent les bases d'une réponse humanitaire plus autonome et résiliente.
Face à l'urgence persistante au Soudan du Sud — où l’afflux de populations fuyant les zones de conflit a dépassé le million de personnes — la réactivité technique est une question de survie. Pour sécuriser l’accès à l’eau dans les camps gérés par l’Organisation internationale des migrations (OIM), la fondation Veolia a multiplié les missions d’expertise et les ressources aux côtés de son partenaire.
L’ultrafiltration : le défi de mettre fin aux réactifs chimiques
Cinq experts Veoliaforce et trois Aquaforces 7500 ont été mobilisés. Ces unités de traitement de l’eau utilisent une technologie de filtration membranaire qui élimine le besoin de sulfate d’alumine.
Dans des zones enclavées comme Bentiu ou Malakal, l'acheminement de ce produit est souvent incertain et coûteux. Il s’avère également polluant. En remplaçant le traitement chimique par une barrière physique (l'ultrafiltration), la Fondation permet :
- L’accès à une eau de qualité face au risque de choléra ;
- Une continuité de service indépendante des chaînes d'approvisionnement ;
- La protection de l'environnement aquatique et des sols contre le risque de pollution de l'eau par le sulfate d'aluminium en cas de mauvaise gestion.
Un partenariat stratégique au service de l’urgence humanitaire
Ce déploiement illustre la complémentarité entre l'expertise de pointe des volontaires Veoliaforce et la force opérationnelle de l'OIM sur le terrain. L'agence onusienne souligne d'ailleurs l'importance stratégique de ce partenariat.
Pour mener à bien cette mission, cinq volontaires Veoliaforce étaient présents, en décembre, au Soudan du Sud : Julien de Sousa et Guillaume Verhaeghe, respectivement basés en Dordogne et dans les Hauts-de-France, Adam Testagrossa, issu des équipes nord-américaines de Veolia, Muriel Schuller et Thomas Fougnié, experts en technologies de l’eau basés en France pour la première, en Australie pour le second.
Ils étaient accompagnés, à distance, par Pierre Rousseau, expert des technologies de l’eau, lui-même missionné sur le terrain au printemps 2025. Une première mobilisation avait alors conduit sept volontaires Veoliaforce au Soudan du Sud pour déployer des unités mobiles de traitement de l’eau et auditer des infrastructures.