La Camargue au coeur du premier projet Life Intégré

Soutenu de longue date par la fondation Veolia, le Parc naturel régional de Camargue fait partie des 12 bénéficiaires sélectionnés pour porter le projet Marha. Objectif : s’engager en faveur de la biodiversité marine avec des moyens humains, techniques et financiers suffisants sur une durée pertinente.


Haut lieu de la biodiversité méditerranéenne, le Parc naturel régional de Camargue multiplie les initiatives depuis sa création en 1970. Territoire rural, ouvert et habité, à l’équilibre fragile, il recouvre un espace reconnu pour sa qualité exceptionnelle, où conservation de la nature et développement des activités humaines doivent aller de pair. La direction du Parc naturel régional de Camargue (PNRC) tend, au gré de ses activités, à gérer, aménager et protéger ce patrimoine naturel et culturel.

Cette capacité à concilier agriculture et environnement, à protéger la nature et à maîtriser la gestion globale de l’eau dans cette zone humide exceptionnelle a conduit le PNRC a être accompagné à plusieurs reprises par la fondation Veolia. Depuis 2012, des programmes de protection de la biodiversité avec en particulier la création et la gestion de deux zones marines protégées et d’importantes campagnes de communication et de sensibilisation  des utilisateurs ont été soutenues par la Fondation.

Dès la création des zones, la Fondation a participé au financement de leur balisage, des pêches scientifiques pour établir l'état initial des peuplements de poissons, à l'élaboration du plan de gestion et à la mise en place de nurseries artificielles pour accélérer le processus de restauration des fonds marins. Depuis 2015, elle soutient les actions de suivi, de surveillance et de sensibilisation de ces aires marines protégées, indispensables au maintien de la biodiversité.

Le premier projet Life intégré

En 2018, la Commission Européenne a accordé à la France le premier projet “Life” intégré. Principal cadre de financement de l’Union européenne pour les politiques liées à l'environnement et au changement climatique, Life finance des projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, ou de préservation de l’environnement.

Ce projet Life Marha - pour “Marine Habitats” - est dédié aux habitats marins des sites Natura 2000 marins (eaux de l’Hexagone et de Corse). La finalité est de maintenir ou restaurer un bon état de conservation des habitats Natura 2000. Porté par l'Agence française pour la biodiversité (AFB), il réunit 12 bénéficiaires, dont le PNRC, qui engagent des actions sur la durée du projet (8 ans) répondant à ses objectifs en matière d’habitats marins. L’Europe apporte, au titre de Life, 60% du financement global du projet.

Promouvoir des pratiques durables

L’approche est holistique : l’attention portera sur tout le littoral. Concrètement, outre des actions de sensibilisation et de suivi de fréquentation, une étude permettra de mieux comprendre le fonctionnement des bancs sableux de Camargue encore peu connus. Marha permettra notamment d’analyser les risques associés aux dragages répétitifs sur le rechargement des bancs de sable et leur biodiversité, notamment sur les populations d’hippocampes dont une nouvelle espèce a été découverte sur ces sites uniquement.

Une cartographie de l’évolution des fonds marins (sonar latéral, plongées) du golfe de Beauduc sera également menée, le tout avec l’appui d’un technicien écogarde et le soutien de la fondation Veolia.

Au sein du site Natura 2000 « Camargue », deux « zones de protection renforcées » ont été créées dans le cadre du document d’objectifs. Ces zones, aux statuts différents, sont complémentaires (cantonnement de pêche, zone de protection de biotope) entre préservation et restauration de la fonctionnalité des habitats (nurserie) et de leur biodiversité (herbiers).

L’objectif est de pouvoir assurer entre 35 et 50 sorties annuelles en mer sur le site Camargue, liées à la gestion et au suivi des zones marines protégées. Un des enjeux majeurs est d’amener les usagers de la mer à s’investir dans des pratiques durables permettant la préservation des sites à l’échelle de leurs usages côtiers.