Une école avec une "vraie" cantine et un terrain de sport en plein bidonville


Pouvoir s'attabler pour déjeuner et taper dans un ballon avec les copains lors d'un match de foot : un "luxe" inaccessible jusqu'à présent pour les petits écoliers d'une école pauvre d'un quartier de Carthagène. Mais un luxe qui deviendra bientôt réalité.

Social et emploi

Lieu
Carthagène, Colombie

Parrain
Manuel Barrera Medina

Dotation
15 000 € au Comité du 26/03/2008

Porteur du projet

Club Kiwanis de Colombie

« J'ai pu me rendre compte, lors d'une visite dans cette petite école, du bon état dans lequel ils maintiennent les bâtiments malgré la pauvreté du quartier. L'impact social de l'éducation prodiguée à ces enfants issus de familles extrêmement pauvres est très important. Une cantine et des installations sportives leur manquaient toutefois cruellement. Proactiva s'impliquera directement dans le projet pour offrir à l'école tout le matériel sportif dont elle aura besoin afin de faire vivre le futur terrain de sport. »

Manuel Barrera Medina

Las Americas, quartier de Carthagène en Colombie, n'a pas grand-chose à voir avec le rêve américain ! C'est essentiellement un bidonville dans lequel survivent tant bien que mal quelque 11 000 personnes. Le revenu des familles y est inférieur à 100 $/mois, les adultes et les enfants n'y mangent pas souvent à leur faim et l'usage de drogues y fait des ravages. Au milieu de cette misère, à deux pas des hôtels de luxe du centre de la ville, une petite école fut construite grâce au soutien financier du gouvernement français, via l'Ambassade de France en Colombie.
Destinée au départ aux moins de six ans, l'école accueille désormais des enfants de tous âges parce que le système académique colombien ne prend pas toujours en charge les élèves issus de ces quartiers très défavorisés.

Protéger les enfants

 

En complément de l'enseignement dispensé en espagnol et de quelques cours de français assurés par l'Alliance française, les élèves de l'école se voient offrir un déjeuner. Ce repas, qui est souvent le seul de leur journée, fait l'objet des convoitises du voisinage : il a fallu entourer l'école de barbelés pour empêcher des adolescents en déshérence de venir y voler de la nourriture et éviter que des drogués s'y réfugient la nuit pour échapper aux rondes de police. Puis cette clôture a été transformée en véritable mur d'enceinte afin de renforcer la barrière protectrice. Une fois cette sécurisation acquise, l'école souhaite construire une cantine où viendront se restaurer ses élèves - jusqu'à présent, ils déjeunent debout ! - et un terrain de sport où ils pourront s'adonner à des jeux de plein air.

Un projet que la fondation Veolia, mais aussi les salariés de Proactiva en Colombie, soutiennent sans réserve, tant le quotidien de ces enfants mérite d'être encore amélioré !