Valides ou handicapés : tous en bateau !

Partir en croisière à bord d’un catamaran sur le canal du Midi : un rêve a priori difficilement accessible lorsque l’on est handicapé. Naviratous s’emploie pourtant à le rendre possible tout en respectant l’environnement.

Environnement et Biodiversité

Lieu
canal du Midi, France

Parrain
Jérôme Panine

Dotation
30 000 € au Comité du 28/03/2006
  Porteur du projet Croisières du CANAL

«  Très respectueux de l’environnement déjà fragilisé du canal du Midi, ce projet propose un tourisme moins élitiste, car accessible à tous. Sans oublier qu’il crée deux emplois. Tous les “ingrédients” semblent réunis pour sa réussite. Son succès futur pourrait susciter de nouvelles envies… »

Jérôme Panine

Achevé en 1681, le canal du Midi avait pour vocation de relier la Garonne à la Méditerranée afin d’assurer le transit des marchandises. Pendant 200 ans, il a pleinement rempli ce rôle. Aujourd’hui, sa fonction est devenue purement touristique. Son succès engendre même une fréquentation excessive à certaines périodes. Cinquante mille personnes naviguent en effet chaque année à bord de l’un des 450 bateaux de location, péniches-hôtel ou embarcations de promenade. Sans compter plus d’un millier de bateaux de mer qui effectuent par ce biais le passage de l’Atlantique à la Méditerranée. Au final, cette fréquentation occasionne une certaine pollution.
Original, le projet Naviratous ne se résume pas à mettre à flot un bateau de plus. Ce catamaran exceptionnel, à propulsion électrosolaire, est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Long de 30 mètres et large de 5, capable d’accueillir treize passagers et quatre membres d’équipage, il naviguera en silence et sans émission de fumée grâce à son générateur photovoltaïque.

Une alternative au tourisme fluvial classique

Économe en énergie, accessible aux personnes handicapées, original : ce projet fédère l’intérêt et le soutien de nombreux organismes locaux ou nationaux. Le budget total, qui s’élève à plus de 500 000 euros, est lié pour plus de la moitié aux aménagements et aux équipements spécifiques du bateau. La contribution de 30 000 euros de la fondation Veolia contribuera à financer les installations électriques, aux côtés de celles du conseil régional du Languedoc-Roussillon et de l’Ademe (Agence de développement de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).